Réveil dur dur à 5h du matin. Et oui j'ai finalement décidé d'aller à Bilbao non pas en voiture mais en utilisant les transports en commun ! Comme j'espère commencer à rechercher un logement (alojamiento) dès aujourd'hui, j'ai décidé de partir tôt. Tout se goupille parfaitement alors : en train de Dax jusqu'à Irun de 6h08 à 7h32, j'ai le temps d'atrapper un bus de la compagnie ALSA qui m'emmène directement à Bilbao (7h45-9h30). Je rencontre d'ailleurs un algérien qui est en vacances et je l'aide en lui confirmant que oui on est bien à Irun et que moi aussi je vais à Bilbao ; je le conduis à la venta de billetes apres m'etre renseigné. En anglais et tout parce que bon l'arabe c'est pas facile. Hé oui, il est à peine 9h30 et je suis arrivé ! C'est trop calme... et trop facile, non ?
Premier problème : où suis-je ? Croyant d'abord que le bus m'avait laissé près de la gare, je galère un peu... je me rends compte grâce aux plans dont je dispose, à ma logique et mon sens de l'orientation ultra développés comme chacun sait, que je ne suis pas très loin de l'auberge de jeunesse où je dois loger (et à deux pas de l'Ecole). Je suis à « Termibus ». Ici tout est en double, basque/castillan... Bref j'arrive enfin à prendre la fameuse ligne 58 qui dessert l'auberge, un peu excentrée, et j'y laisse mon gros sac à dos et ma valise. Je décide de retourner à pied au Termibus où se trouvent tout plein de bus pour aller n'importe où, la station de métro la plus proche (San Mamés du nom du stade de l'Athletico Bilbao, club de la ville et donc mythique ici – l'école est d'ailleurs juste à côté (quand je dis juste à côté, c'est presque collés !). Bon vous commencez à repérer ? Moi oui ! Termibus, san mamés, l'ecole, c'est au meme endroit et je risque de passer pas mal de temps par là.
Bon, j'ai décidé d'aller a la Universidad del Pais Vasco, pour voir des gens qui m'aident à trouver un logement. Elle se situe au nord de Bilbao, vers la côte à Leioa. Il y a un bus qui y va, c'est parfait, je suis parti. Bien renseigné ou presque, je débarque dans un petit bureau ou une chica est là pour m'aider. Bon je lui bafouille ce que je suis et ce que je veux (oui j'ai pas mal parlé en castellano aujourd'hui mais bon j'ai encore une bonne marge de progression). Elle me sort une liste de pisos, comprenez d'appartements (pas de mauvais esprit merci). En plus il paraît qu'une italienne vient de libérer une place dans le centre ville (trop bieeenn), pour pas trop cher (c'est une chambre dans un appartement en colocation...). Je dis oui ça m'intéresse, mon hôtesse bienveillante appelle, première désillusion, en fait elle veut trouver un appart moins cher, donc pour l'instant elle est encore là bas (et il y a peu de chances qu'elle en bouge en fait).
De la liste qu'elle m'a imprimée, je raye tous les feminino (j'ai pas envie d'aller jusqu'à me travestir pour trouver un appart non plus), et je cherche dans le centre vers mon école... Malheureusement il n'y a pas légion, j'en trouve un qui semble pas mal, elle appelle, re-échec... Après le mieux c'est quand même de pas être dans la vieille ville, qui porte bien son nom (joli mais pas en tres bon état...), et puis c'est à l'opposé de mon école. Même si les transports en commun me paraissent ultra efficaces ici, j'ai pas envie de me taper du métro (super moderne soit dit en passant, joli tramway aussi...) trois fois par jour si possible. Je commence à me dire que c'est pas gagné... Bon finalement débarquent deux autres jeunes, et je ne sais comment ils obtiennent le contact d'un logement plein centre qui serait à louer pour 6, pour 200€ par personne. Mais c'est pas encore meublé, enfin c'est pas gagné. Du coup je fais leur connaissance, il y a un portugais Fernando et un polonais « Voytchik » (ça se prononce un peu comme ça...). Ils sont très sympas, vont étudier à l'université, et veulent louer sur Bilbao. Ça sent bon l'auberge espagnole tout ça. L'apres-midi on est allé voir l'appart. C'est trop beau en fait et du coup on est super perplexe. C'est plein centre, un appart de riche (200m²), super éclairé cuisine toute équipée, 3 salles de bains, 8 chambres... Bon c'est sûr, va pas falloir mettre trop le souk là-dedans. Les voisins pourraient nous faire expulser avant qu'on ait le temps de dire ouf, je pense. Ça semble quand même le bon plan, mais bon, il faut être 6 minimum (il y aurait de la place pour 10...), il faut meubler le tout (le proprio est sensé s'en charger suivant nos désirs (allo Ikea bonjour), et bon il faut voir les modalités de la location ce qui ne risque pas d'être une mince affaire. En tout cas je serais au centre, et j'aurais à portée tous les services (transports, etc...). Du coup en écrivant ces lignes, je suis quand même en train de me convaincre. Demain matin, on retourne a la Oficina de Relaciones Internacionales pour éclaircir le tout.
Apres avoir beaucoup marché aujourd'hui, je suis rentré à l'auberge complètement raide, je vais pas faire long feu. Pas de connexion internet ici, j'ai beau essayer de me connecter à des réseaux sans fil non sécurisés que je détecte, je ne suis pas assez cyborg pour que ça marche (si j'étais sous linux peut-être que...?). L'auberge est nickel sinon, tant mieux parce que je n'en suis peut-être pas encore sorti (de l'auberge...). Ce soir j'ai une chambre avec trois lits rien que pour moi puisque Raphaël et Youssef n'arrivent que demain. Je me demande comment on va se retrouver, vu que je n'ai aucune idée de l'heure du lieu ou même de comment ils vont arriver. Samedi, c'est Athletico Bilbao – Real Madrid... Mais bon je ne pense pas que j'irai au stade pour autant mais l'ambiance risque d'être sympa.
Allez je m'arrête, pour un premier article, ça fait quand même beaucoup beaucoup, ça doit être l'euphorie de l'arrivée... Commentez si vous le souhaitez, posez moi des questions, je répondrai (si j'ai un accès à Internet bien sûr).